J’écris cet article, le cœur lourd au regard de proches, premiers convertis dans leurs familles qui auraient malheureusement connu d’effroyables échecs dans leur vie de foi, allant jusqu’à abandonner quasiment la foi. Ma Prière est d’être utilisé par Dieu afin d’alerter le plus grand nombre sur le privilège qui est le leur d’être les prémices du Seigneur, l’appel qui est le leur d’intercéder en faveur de ceux qui viendront à leur suite, mais aussi la violence du combat auquel ils doivent se préparer.
En lisant attentivement les Ecritures, nous nous rendrons très vite compte, que pour l’instruction, la formation, le salut de l’homme ; Dieu a souverainement décidé, en règle générale, de se « concentrer » sur une semence qu’il multipliera par la suite. Nous le constatons tant avec le premier Adam, qu’avec le dernier qu’est notre Seigneur Jésus-Christ.
Pour susciter le réveil, en général Dieu cherche un homme, juste un seul à qui parler, à qui se révéler, puis se révèle aux autres au travers de ce premier, celui-ci ne se donnant pas de repos dans l’intercession et le travail de son âme, jusqu’à ce qu’il ait vu la Gloire du Seigneur se répandre autour de lui. Nous le voyons avec Abraham, le père de la foi que nous professons, avec Joseph le patriarche au travers de qui Dieu sauva l’Egypte, mais surtout, Jacob et les patriarches sauvés de la famine ; nous l’observons aussi avec Moïse et le peuple de Dieu, avec Pierre qui bien qu’ayant abandonné le Seigneur comme tous ses frères, devait le premier se convertir, puis les affermir à son tour, … Les exemples sont nombreux dans les Ecritures comme dans la vie contemporaine, mais tous, révèlent une chose : si vous êtes le premier-né biologique ou spirituel dans votre famille, si vous êtes le premier converti dans votre ville, quartier, salle de classe, … alors vraisemblablement vous avez un appel critique de Dieu dans votre vie et vous gagneriez à en prendre très vite la juste mesure. Mais rassurons-nous, si nous parlons de « semence », cela reste une image presque assimilable à un abus, car à la réalité, La Semence, l’Absolue, c’est Christ et Christ seul, qui par son Saint-Esprit agissant en nous, nous conduira à mener victorieusement le combat auquel l’Eternel Dieu nous appelle. Souvenons-nous-en, la Victoire a déjà été remportée, tout est déjà accompli, cependant il est question de la conduire à manifestation dans notre vie, puis autour de nous.
Le mari et sa femme
Adam a été créé avant Eve. Il est celui qui a reçu de Dieu les instructions et recommandations. C’est à lui que Dieu a indiqué quel était l’arbre donnant la mort et celui donnant la vie. Il avait donc la responsabilité d’enseigner, mais aussi de veiller sur son épouse. Mais il faillit à sa mission, bien plus, il accusa ce don de Dieu d’être la cause de son péché. Quelle tragédie ! Que celui qui a été équipé pour diriger, se plaigne de la faiblesse de celle qu’il doit diriger au point de la désigner comme responsable de son péché à lui ?!
Indépendamment de l’âge biologique, aujourd’hui encore le mari garde devant Dieu cette responsabilité de « premier-né » au sein de son couple, d’où son titre de « chef ». Il est celui à qui, en général, Dieu révèlera en premier sa pensée pour leur maison ; il doit être un intercesseur fervent pour l’accomplissement des desseins de Dieu pour son épouse, lui-même, mais aussi leurs enfants, notamment tant que les fils ne sont pas encore matures et autonomes, ou que les filles sont célibataires, car durant cette période, sa responsabilité est prépondérante quant à leur vie globale.
Le peuple premier-né
Dès le péché d’Adam, Dieu a eu la pensée d’un plan de Salut, un plan de restauration pour l’humanité. Après avoir œuvré avec des hommes pris de manière individuelle, à l’instar de Seth, Hénoc, Metuschélah ou encore Noé, Dieu mit en œuvre son plan consistant à susciter d’abord un peuple premier-né à qui non seulement il donnerait les premiers rudiments de la foi, mais aussi au moyen duquel il ferait venir sur terre le Chef de la Foi qu’est le Christ Jésus. C’est ainsi que Dieu se choisit Abraham. « Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères » (Matthieu 1 : 2)
Nous ne saurions résumer en quelques lignes la généalogie de l’Eglise ; cependant notons que lorsque Jacob et sa famille, fuyant la famine qui sévissait à leur époque, se rendirent en Egypte ; ils y demeurèrent et se multiplièrent jusqu’au jour où un méchant roi prit le pouvoir et réduisit leurs descendants en esclavage. Mais lisons attentivement les paroles que Dieu instruit à Moïse de prononcer devant pharaon, lorsqu’il l’envoya délivrer son peuple : « Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu’il me serve ; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né. » (Exode 4 : 22-23)
L’Eternel appelle ainsi tout un peuple, son fils, son premier-né. En effet, Dieu avait en esprit de sauver des hommes de toutes les tribus, de toutes les langues, de tous les peuples, de toutes les nations comme le deviendra Son Eglise (Apocalypse 5 : 9 ; 7 : 9) ; mais pour cela il lui fallait au tout début un peuple premier-né, un peuple à qui Il se révèlerait exceptionnellement et qui aurait, le moment venu, la responsabilité de propager la Bonne Nouvelle aux autres peuples : ce fut Israël.
La sanctification (la mise à part) étant échelonnée, au sein de ce peuple mis à part pour Lui, Dieu consacra (davantage) à son service une tribu.
La tribu sacerdotale
Les premiers-nés dans l’ancienne alliance représentaient les prémices de la force/vigueur (Genèse 49 :3 ; Exode 22 :29 ; Deutéronome 12 :6 ; 21 :17 ; Psaumes 78 :51 ; 105 :36) et leur consécration à Dieu, au-delà d’être un accomplissement de la loi, était un honneur dû et rendu à Dieu. Mais revenons à la circonstance établissant la loi sur la consécration de la « tribu des premiers-nés ».
Comme l’illustre le texte de Nombre 3, notamment à partir du verset 12, Dieu avait choisi la tribu des Lévites en remplacement des premiers-nés du peuple d’Israël (un rachat ayant été fait pour la différence des chiffres lors des deux dénombrements). Ceci illustrait ainsi la vocation des premiers-nés dans la pensée de Dieu, servir leurs frères, les accompagnés dans la vie, voire la Vie éternelle. Nous nous contenterons de le voir dans quelques exemples qui nous semblent assez illustratifs et même représentatifs.
Joseph le patriarche
Dans les Ecritures, du moins au niveau des patriarches, nous notons bien que l’héritier de la promesse était toujours le premier né. Et que lorsque cela n’était pas le cas, une « explication » claire nous était toujours donnée.
Isaac : Il fut le premier fils légitime d’Abraham, mais surtout, fut lui-même le « fils de la promesse », mais nous le mettrons entre guillemet, parce que la postérité annoncée était en fait le Seigneur Jésus-Christ, lui-même.
Jacob : Il fut second-né, mais le premier-né lui vendit son droit d’ainesse, et comme nous le rappelle fort opportunément l’auteur de la lettre aux Hébreux, cela le priva de la bénédiction. (Hébreux 12 :15-17)
Juda et Joseph : Ici, nous voyons pour la première fois, une distinction entre celui bénéficiant du droit d’aînesse (qu’est Joseph) et l’héritier principal de la promesse (qu’est Juda). Nous parlons ici de « principal », parce que cette fois, tous les 12 patriarches formeraient le peuple héritier, mais le Messie viendrait par une seule tribu, celle de Juda. (1 Chroniques 5 :1-2). En effet, dans Genèse 49, nous voyons bien Jacob expliquer pourquoi Ruben, puis Siméon et Lévi n’hériteraient pas de cette position. Cependant, c’est en lisant les Chroniques qu’il nous est clairement précisé que le droit d’ainesse fut dévolu à Joseph.
Souvenons-nous des songes du patriarche Jospeh depuis son adolescence, mais surtout que c’est au travers de lui que Dieu sauva sa famille, notamment ses frères. Il exerça ainsi la fonction de premier-né, précurseur (premier parmi les siens) dans le pays d’Egypte qui deviendrait le refuge où il convenait d’être tandis que la famine sévissait.
Pierre
Nous réalisons en lisant les Ecritures, que Pierre fut le premier des douze apôtres à recevoir de Dieu, une révélation nette de qui était le Seigneur Jésus-Christ (Matthieu 16 :13-21) : il fut le premier-né du ministère du Seigneur. Par conséquent, il faisait partie de ses trois intimes. Et même sa foi se manifesta très rapidement, puisque sur La Parole du Christ, il marcha sur les eaux. Quelle incidence son statut de premier-né eut-il sur son appel ? Examinons ensemble l’instruction du Seigneur, lors d’une conversation avec Pierre à la veille de sa crucifixion.
« Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment, Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; quand tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22 : 31-32) Nous avons mis en exergue des mots, pour souligner le fait que, contrairement à cela que le malin pourrait nous faire croire, Pierre n’avait pas seul trahi le Seigneur, mais l’ensemble des 11 apôtres (nous excluons de fait Judas qui était carrément un faux frère). Certes, lui, Pierre, l’avait renié en parole, mais tous l’avaient abandonné, excepté le Père (Jean 16 :32). Et à cause de la Vérité qu’ils avaient connue, pour avoir reçu Sa Parole et l’avoir ensuite rejetée, Satan l’adversaire des croyants avait par avance réclamé Pierre, mais aussi les apôtres et tous ceux-là qui avaient connu le Seigneur (d’où l’expressions « Satan vous a réclamés »). Mais la prière du Seigneur Jésus-Christ s’appesantit sur un seul : Pierre ! (d’où l’expression « Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point » ) Était-il meilleur que ses frères, non, bien au contraire son abandon fut d’ailleurs le plus hideux de tous ! Est-ce donc parce que son péché était le plus hideux ; assurément pas, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». En revanche, le Seigneur Jésus-Christ avait reçu du Père un « premier-né », un devancier au milieu de ses frères à qui il confierait la tâche d’affermir les autres (Luc 22 :31-32, lire ci-dessus), la tâche d’être le premier à annoncer l’Evangile aux Juifs (Actes 2) puis au non juifs (Actes 10) : c’était Pierre !
Les 12 apôtres
Après la crucifixion, la résurrection, l’élévation et la glorification du Seigneur Jésus-Christ, une fois que Judas se fit pendre, l’apôtre Pierre à qui Dieu accordait déjà certaines révélations avant même l’avènement du Saint-Esprit dans sa dernière dispensation, posa les conditions que devait remplir celui qui prendrait la place de Judas : « Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. » (Actes 1 :21-22).
Suivant la sélection échelonnée à laquelle nous avons fait allusion parlant de la Tribu première-née (Juda) appartenant elle-même à un peuple premier-né (Israël), il apparaît de même ici un apôtre (Pierre) premier-né au milieu de 12 apôtres, eux-mêmes premiers-nés de toute l’Eglise. C’est pourquoi, c’est suivant leur verdict que la question de la circoncision elle-même fut tranchée devant l’apôtre Paul, qui certes fut un grand apôtre, mais n’ayant pas la préséance des 12. Ces 12 qui furent là dès le commencement du ministère du Seigneur Jésus, les premiers-nés à qui le Seigneur réserve 12 trônes pour juger les 12 tribus d’Israël (Matthieu 19 :28).
La femme samaritaine
Le Seigneur Jésus-Christ avait la révélation suivant laquelle le peuple de Samarie était prêt à recevoir la Parole ; il le dira d’ailleurs à ses disciples en ces termes : « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. ». Mais avant de s’adresser au peuple, le Seigneur Jésus-Christ rechercha « un point d’entrée », ce ne fut pas le puits, mais la femme Samaritaine, qui comme nous le développons de long en large dans l’article « Rencontre avec la femme Samaritaine – Une expérience personnelle » avait une profonde soif de connaître Dieu et de rencontrer le Messie qui viendrait apporter la vérité sur toutes choses. L’Esprit de Dieu permit que cette rencontre eût lieu. Et dans Sa Souveraineté, Dieu voulut que cette femme fût le premier habitant de la ville à qui le Christ s’adressa, à qui le Christ porta la bonne nouvelle, et dont le Christ reçut une réponse favorable, car elle accepta totalement son message. Et sans même avoir besoin que le Seigneur l’envoyât porter la Bonne Nouvelle à ses concitoyens, elle courut la propager dans la ville. Une merveilleuse histoire que nous relate l’apôtre Jean (chapitre 4 : 3 à 43) et qui est nous révèle comment le Seigneur se servit d’une « première-née » avant d’évangéliser le reste de la ville de Samarie.
Le premier à jeter la pierre
Dans l’Evangile de Jean (Chapitre 8), les scribes et pharisiens vinrent tenter le Seigneur Jésus-Christ en trainant après eux une femme saisie en flagrant délit d’adultère ; ils dirent alors au Seigneur le châtiment que selon la loi de Moïse « méritait » une telle femme. Mais quelle fut la réponse du Seigneur : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » (Jean 8 :7b). Deux clés au moins sont à utiliser pour comprendre ce texte.
La première et la plus connue, porte sur la méconnaissance par le peuple de l’Esprit de loi. Se borner aux textes a toujours été une tragédie, la pire de tous étant qu’elle a servi de prétexte pour la mort du Messie accusé de blasphème et de non-respect du sabbat. Oui, à l’époque de Moïse et même de Josué, des personnes furent effectivement lapidées ou tuées pour s’être prostituées (pas nécessairement avec leur corps charnel, mais toujours de manière spirituelle), à l’instar du peuple vouant un culte au veau d’or [Exode 32] ou encore d’Acan violant l’interdit [Josué 7]. Mais c’est toujours ce même Moïse que nous voyons intercéder en cette même première circonstance pour le reste du peuple, au point de mettre en jeu son propre salut [Exode 32 : 32]. Toutefois, pour davantage mieux saisir la corrélation entre ces deux exemples de l’ancienne alliance et cet épisode de la vie du Christ, il serait judicieux de saisir la seconde clé de lecture.
Dans son récit de l’Evangile, l’apôtre Jean met régulièrement en exergue, Jésus utilisant des réalités naturelles passagères pour faire référence à des réalités spirituelles plus profondes (aux noces de Cana, il indique que c’est lorsque vient son heure qu’il est censé donner du vin pour des noces, les siennes [lire l’article Les noces de Cana] ; lors de sa rencontre avec la femme Samaritaine, il fait référence à une eau que la femme puisant de l’eau devrait boire, il parle de champs blanchissant pour la récolte et alors que la femme court annoncer la nouvelle aux siens, et que ses disciples en profitent pour essayer de le faire manger, il déclinent leur offre en leur faisant en réalité qu’il a déjà à manger [lire l’article Rencontre avec la femme samaritaine]). Dans le cas présent, le Seigneur fait comprendre aux accusateurs de la femme saisie, que s’il faille la condamner, alors ce serait à lui, le Premier-né de jeter le premier la pierre ; c’est exactement ce qu’il fit avec la grande prostituée spirituelle mentionnée dans l’apocalypse. C’est bien lui qui mène le combat et conduit son peuple. En revanche, avant d’invoquer le châtiment sur ses semblables, le Seigneur leur fait comprendre qu’il faudrait commencer par se juger soi-même, non pas sur une forme précise de prostitution, mais sur toutes les formes, car tout péché est une prostitution spirituelle, un attachement au malin, plutôt qu’à Christ qui a payé le prix pour être notre Epoux légitime.
En effet, depuis l’ancienne Alliance jusqu’à ce jour, Dieu est constant dans sa volonté d’extirper la corruption ou encore la Prostitution du milieu de son peuple : il arrivera qu’il le fasse en soustrayant des personnes physiquement parce qu’en réalité elles ne l’auraient jamais connu ou pour diverses autres raisons (les adorateurs assumés du veau d’or ; Acan, violateur de l’interdit ; Ananias et Saphira, menteurs à l’Eglise…), mais la plupart des temps, Dieu conduira plutôt ses premiers-nés à l’instar des prophètes jusqu’à Jean-Baptiste, puis des apôtres qui le feront tous au moyens des épitres, à jeter le premier la pierre contre la « Prostitution » continuant d’être pratiquée au sein de son peuple aujourd’hui identifié comme Son Eglise. Cette prostitution se présentant sous forme d’hérésie, de cupidité (qui est une idolâtrie [Ephésiens 5 : 5 ; Colossiens 3 : 5]), d’impudicité et diverses autres pratiques. En d’autres termes, suivant les cas Dieu éloignera du milieu de son peuple, ceux qui obstinément vivement dans la dissolution et le péché, mais aussi il conduira ses véritables enfants qui chancellent à se séparer résolument de toute forme de compromission et de séduction du malin.
Enfin, au sujet de la place du premier-né lorsque vient le moment de mener le combat, les deniers exemples choisis nous viennent du livre des juges : par deux fois au moins, le peuple conscient de toute l’importance que cela constitue d’être le premier à entrer dans le combat, demanda au Seigneur qui devait être le premier à s’attaquer à l’adversaire. La première circonstance fut lorsqu’il fallait occuper Canaan, la terre promise. (Juges 1 :1-2) et la seconde fut lorsque Benjamin commit l’infamie en Israël, une véritable prostitution (Juges 20 :18). (Chaque fois, ce fut Juda, l’héritier principal) En revanche qu’observons dans le présent exemple portant sur la femme saisie en flagrant délit d’adultère ? Jésus interpella ironiquement les « premiers-nés » de prendre leur responsabilité ; et c’est alors que les plus âgés qui dans une moindre mesure pouvaient prétendre à ce statut, se rendirent compte qu’ils s’étaient laissés à tort entrainer par la foule et eurent au moins la lucidité nécessaire, non plus pour jeter la pierre les premiers, mais pour rebrousser le chemin les premiers ; selon qu’il est écrit : « Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu » (Jean 8 :8) Rappelons-le, à chaque fois, Dieu envoya Juda, le principal héritier de la promesse. Oui, pour conquérir de nouveaux territoires (familles, pays, villes, personnel d’une entreprise, faculté d’université, …) ou pour réprimander un peuple en déroute comme il le fit avec Jean-Baptiste en Israël, ou encore plusieurs Evangélistes contemporains de renom, Dieu se cherchera toujours un « premier-né » qui le premier se lèvera contre le royaume des ténèbres.
La Responsabilité de tout premier-né est donc de se lever le premier contre le péché au sein de l’environnement où Dieu l’a établi. Par la prière, oui, mais aussi par l’Evangile pur selon que le Saint-Esprit le conduira dans cette mission. Oui, revêtu de la Sainteté héritée du Christ, tel est le mandat de tout premier-né.
De Fils unique à Fils aîné
Comme nous enseignent les Ecritures, Dieu a formé le premier Adam, et par sa chair, la terre entière est en train d’être remplie. Mais du fait de l’échec de celui-ci dans sa communion avec son Créateur, Dieu a également envoyé vers nous le Seigneur Jésus-Christ qu’il a établi premier-né de la nouvelle création ; celui au travers de qui nous recevrions la vie, « C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. » (1 Corinthiens 15 :45) « Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. » (Colossiens 1 : 18) « Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi, il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célèbrerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. » (Hébreux 2 : 10-13)
Un combat inévitable
Quel que soit le sens dans lequel tu es établi premier-né, que ce soit sur le plan biologique ou de la conversion dans ta famille, ou un environnement spécifique, tu es de fait une cible principale du malin, qui en te détruisant espèrerait ainsi freiner, voire empêcher l’œuvre de Dieu déjà commencé au travers de toi. Nous pouvons le voir au travers de plusieurs exemples, que ce soient Adam, Joseph ou Pierre précédemment cités ou encore Moïse et par-dessus tout le Messie. Chaque fois, que le malin réalisera qu’un plan de Dieu a commencé de prendre forme, il cherchera à en anéantir les prémices. Que Dieu nous garde de produire en vous la frayeur ; en revanche, nous prions que vous saisissiez véritablement l’immensité des enjeux, ce que votre position représente pour le Seigneur, mais aussi pour son adversaire. Et que conscient de cela, vous preniez très au sérieux votre foi, parce que les épreuves ne tarderont pas à se présenter, il se peut qu’elles soient violentes. Mais Gloire soit rendue à Dieu et à Son Christ Jésus qui pour nous, a déjà remporté la victoire. Notre responsabilité dès lors, est de prier continuellement le Seigneur de nous donner de tenir ferme, quelle que soit la tentation ou l’épreuve qui pourrait se présenter face à nous. Bien plus, nous devons continuellement accepter de nous soumettre à son Saint-Esprit, qui au travers de diverses circonstances et instructions, nous préparera longtemps à l’avance à faire face aux épreuves, avant même qu’elles ne surviennent. En effet, comme nous le percevons dans une parabole du Seigneur, les moments de quiétude précèdent toujours les moments de tempêtes, car ils ont vocation à nous permettre de construire sereinement, avant que la fondation de notre maison (ainsi construite) ne soit éprouvée (Matthieu 7 :24-27)
Si tu es déjà tombé(e)
Il se peut, que tu aies lu le précédent chapitre avec beaucoup de regrets, te disant qu’il est trop tard pour toi. Mais mon cher frère, ma chère sœur, gloire soit rendue à Dieu le Père, et au Christ son Fils, ta situation n’est point scellée. Car, si dans l’ancienne alliance, nous constatons que la repentance d’Esaü fut sans effet, que le sort de Ruben, Lévi et Siméon furent irrémédiablement scellés, nous réalisons heureusement aussi dans la nouvelle alliance, que l’apôtre Pierre eut l’annonce de sa restauration avant même qu’il ne se soit repenti, puisqu’il doutait même qu’il renierait le Seigneur. Ceci fait partie de la Grâce que nous avons en Dieu, au travers du Christ : la restauration de ses desseins originelles pour nous, car « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 2 : 9)
L’honneur dû
Il devient donc évident, que nous devons tous un certain honneur à nos prédécesseurs dans la foi, que cela soit dans l’environnement familial, en entreprise, dans le quartier, la ville, la nation. Car en vue de propager le salut du Christ, ils ont dû endurer les persécutions et tribulations du malin. Inspirons-nous de l’apôtre Paul, qui dans sa lettre aux Romains, a pris le soin d’honorer Andronicus et Junias, ses parents et compagnons de captivités, … qui ont été en Christ avant lui. (Romains 16 :7). Mais par-dessus tout, honorons les pionniers, prémices de Dieu dans nos familles, nos milieux professionnels, nos localités d’habitation, notre ville, notre nation, notre continent.
C’est ici le lieu pour nous de rappeler la dette morale que nous avons vis-à-vis du tout premier-né peuple de Dieu que constitue aujourd’hui la nation d’Israël (physique). Souvenons-nous que même si ce peuple sur le plan des valeurs morales a aujourd’hui légalisé l’infamie, que la religion principale reste le judaïsme malgré l’avènement du Christ, … qu’il n’en reste pas moins vrai que c’est bien au travers de leurs aïeuls que nous avons reçu la Parole (Pierre, Paul, Apollos, … les autres apôtres et Eglises primitives). Et tandis que le malin de manière incessante déchaine contre eux sa colère dans la crainte qu’il ne retourne à Dieu, nous, l’Eglise contemporaine du Seigneur, levons-nous dès aujourd’hui et prions de manière fervente et sans relâche pour le Salut de ce peuple de Dieu : à défaut de le faire par amour et reconnaissance, faisons-le par Devoir.
La Gloire de Dieu
Afin de ne point être une occasion de chute pour quiconque, qui verrait dans le précédent chapitre un motif de laisser son cœur être enflé d’orgueil, nous avons le devoir de rappeler à tout premier-né, qu’autant le Seigneur Jésus-Christ seul est notre source de salut, autant lui seul est digne de Gloire. L’honneur qui vous est dû, n’est point un honneur à réclamer. Car votre récompense, en définitive, ne vient que du Seigneur lui-même. Oui, supplions ensemble le Seigneur pour la révélation de cette posture d’humilité à laquelle Il nous invite après chaque service : « Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » (Luc 17 : 7-10 [10b])